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Archive journalière du 27 jan 2010

La cuisine: une de mes passions…

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J’ai toujours aimé cuisiner. Au fil du temps, je me suis spécialisée dans celle d’Irak, pays dans lequel j’ai vécu. En 2009, j’ai décidé de confier mettre mon savoir-faire culinaire sur le net. Histoire de partager avec les internautes ces saveurs du soleil…

N’hésitez à visiter « Les Gourmandises d’Ishtar », mon blog dédié à la gastronomie irakienne. Je le mets très souvent à jour, l’enrichissant de savoureuses recettes mais aussi d’articles permettant de mieux connaître le pays très intéressant qu’est le « Pays des deux Fleuves » (Bilad ar-Rafidain ).

C’est ici : http://gourmandisesd-ishtar.over-blog.com/10-index.html

 

Premier extrait de mon livre…

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« Le jour est à peine levé quand je referme derrière moi la porte du chalet Saint-Germain, la maison de mon père à Alger. Simplement, je pars après une nuit sans sommeil, encore sous le choc d’avoir entendu mon père me dire qu’il n’est pas mon père. Je ne le crois pas, ou peut-être si : tout est confus. Ma seule certitude, c’est que je ne reviendrai pas, que tout retour est impossible… Je ne le sais pas encore, mais j’entame une errance de plusieurs mois dans les rues de la Ville blanche. J’ai onze ans… Je me suis assise sur un des bancs de marbre usés du Jardin de l’Horloge florale, un parc que je connais au cœur d’Alger. Il se trouve tout à côté de la Grande Poste construite comme une mosquée, avec sa coupole et ses deux minarets. Je regarde les gens qui vont et viennent dans les allées du parc. Des femmes voilées du haïk blanc et des hommes âgés cherchent du repos sur les bancs. Ils prennent le soleil et hument les parfums des bosquets fleuris et de l’air marin qui monte de la baies… Certains passants me posent des questions. Je ne réponds pas et je m’éloigne. J’attends un peu, je me cache derrière un bosquet et je viens m’asseoir. J’ai très peur. Je pense qu’on me recherchera et je ne veux pas qu’on me trouve. Bientôt, je commence à ressentir la faim. Il faut aussi que je trouve un abri pour dormir. Je remonte vers le Palais du Gouvernement. Tout près, il y a un square avec un grand bassin et une garderie d’enfants où je pourrais trouver refuge. Le soir venu, je lave ma culotte, la seule pièce de vêtement que j’ai emporté. Je la mets à sécher et je trouve une porte ouverte. Je m’allonge dans mon refuge. Soudain, j’entends quelqu’un qui entre. Je suis couchée sur le ventre, dans l’obscurité, morte de peur. L’ombre approche et je sens bientôt une grosse main qui passe sous ma jupe et remonte vers mes fesses. Je crie, je hurle et je m’enfuis, vive comme une chatte, poursuivie par l’ombre menaçante. Cette nuit-là, finalement, je dors sous l’escalier d’un immeuble ; au matin, le gardien m’en chasse à coups de pied… »

 A suivre…




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